Annihilation : Trip psychédélique

Deadpool says hello

Tout commence un lundi matin lorsqu'à mon réveil, en faisant un petit tour de routine sur Instagram, je tombe sur un poste de Konbini, puis sur un autre, puis encore un. Le point commun de tous ces postes ? La subtile promotion qu'ils "cachaient". Cette promotion annonçait la sortie d'Annihilation sur Netflix.

Petite recherche rapide sur l'internet mondial avec pour mots-clé Annihilation Netflix :
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A partir de ça, on se sent intrigué. Puis on continue sa pérégrination et on tombe sur la page Wikipedia du film... Et là, on se rend compte qu'il est écrit et réalisé par Alex Garland. Mais qui est-il ? Un de mes réalisateurs préférés. Et mon seul regret à son sujet, c'est qu'il ne soit pas plus prolifique ! En effet, il a écrit le scénario de 28 days later et il a écrit et réalisé ce que je considère encore aujourd'hui comme un chef-d'oeuvre : Ex Machina. Et Garland revient pour l'adaptation d'une triolgie de livres dont le premier tome a été récompensé par le prix Nebula (meilleur roman de science-fiction / fantasy) en 2014.
Il ne m'en a pas fallu plus, le soir même c'était soirée Netflix.

Donc pour le petit plot : Lena, incarnée par Nathalie Portman, s'aventure, accompagnée de 4 autres femmes, dans une zone mise en quarantaine de laquelle personne n'est revenu... sauf son mari. La particularité de cette zone, c'est qu'elle est entourée d'un Miroitement, que les gens qui s'y aventurent ne reviennent pas et qu'elle s'étend.

Le Miroitement

Je ne n'en spoilerez pas plus.

Côté musique et bande-son en générale, c'est très bien choisi. On passe de morceaux nostalgiques à des pistes dissonantes quand le visuel déclare son indépendance.

Parce que oui, toute la partie du film qui se passe dans le Miroitement possède une esthétique qui est visuellement magnifique ne faisant aucun sens dans le monde réel et termine en ne faisant sens que dans un trip sous hallucinogènes. Un vrai travail est fait sur ce point et on comprend assez rapidement le Don't do drug and watch "Annihilation". Au début cette aspect "onirique" se présente sous forme de fleurs, de "tâches" sur les murs. Mais sur la scène finale, c'est carrément l'environnement qui part en steak et là, si vous avez la malchance d'ingurgiter une drogue hallucinogène avant de regarder cette scène, je crains que vous ne soyez restés bloqués.
Don't do drug

Mais selon moi, l'apothéose du talent dans ce film, c'est l'ambiance. Dès l'entrée dans le Miroitement, l'ambiance est oppressante, angoissante et ce même si l'action se déroule en plein jour et que les couleurs sont vives. Puis vient la nuit...
Oui, ce film est très onirique. Mais ça n'empêche pas de voir un Homme se faire disséquer vif (pour découvrir un serpent dans son buste) ou d'avoir un gros plant sur une femme qui s'est fait arracher la machoire inférieure.
Ours mutant
La scène final, outre son aspect psychédélique, n'est pas juste angoissante : elle est malaisante. Un peu comme si la figurine de Hi Stranger décidait de se mettre à exister.

Le travail sur l'esthétique et sur la réalisation est colossal, vraiment. On a même parfois l'impression que c'est un étudiant en art contemporrain qui a pondu certains plans.
Le point tristesse, c'est que ce film n'est sorti en salle qu'aux USA, au Canada et en Chine. Pour le reste du monde, Paramount a préféré vendre les droits à Netflix de peur que le film soit trop "prise de tête". Donc on se retrouve presque déçu de ne pas avoir pu voir tout ce travail de réalisation dans une salle sombre.
Concernant le scénario en lui-même, il faut s'accrocher et prendre le film sur un second niveau de lecture. On a beaucoup de questions quand tombe le générique de fin, mais Internet est là pour nous aider à mieux comprendre.

Mais en fait avec un tout petit peu de réflexion, la vrai raison de tout cela ne être qu'une seule chose : Kim Jong-un bombardant les Etats-Unis avec ses nouveaux missile inter-continentales répendant des quantités massives de LSD sur le sol américain.
Kim Jong-style

Spongebob see ya

Xavier Stouder

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